Photographies : Cécile Burban, Poèmes : Stéphane Korvin





Ukiyo est une histoire de mutisme, où la photographie devient l’unique langage accessible, un dialogue silencieux. La seule interaction avec un environnement pourtant familier mais qui semble tout à coup étranger, comme transformé en décors, évanescent.

Arpenter les rues désincarnées du quotidien le jour, en projetant dans des détails au fil de la marche son propre état psychologique.

S’immerger la nuit dans la foule anonyme des clubs, où il n’est pas nécessaire de parler puisque la musique enveloppe tout, faisant battre à nouveau une pulsation dans une sorte d’abandon rassurant, où le corps concret, réel, vivant, est au centre.

De cette errance résulte une alternance d’images désertées et fragiles qui livrent un murmure le jour, et se réchauffent au fil des nuits, à mesure que l’on s’approche de la foule, pour devenir floues, comme ivres.

Ukiyo accompagne cette recherche pour se réapproprier son espace, retrouver les contours d’un monde refuge et son identité après un trauma.

La série emprunte son nom au concept japonais qui dit l’impermanence des choses, dans ce monde où tout n'est qu'illusion : les êtres passent, s'évanouissent et réapparaissent sans fin.



-  Merci à Beryl Chanteux et Stéphane Korvin pour leurs mots  -

Journal intime visuel d’un trauma silencieux, la série ne suit pas de structure narrative, chaque image étant comme une sorte de Haiku.

Composée de Polaroids, voilages et poèmes.

Son installation est imaginée pour impliquer physiquement l’observateur :
Les corps dansants sont imprimés sur de grands voilages à taille humaine, en quinconce à travers lesquels on navigue ;
Les polaroids, sont conservés dans leur format d’origine, ce qui invite à s’en approcher pour les lire.





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